Double Nelson

Julien DANDIEU

Bernard Pascuito, 2005



Afrique du sud, le leader de l'opposition sort de prison où l'a maintenu pendant de longues années le pouvoir blanc. Le leader retrouve sa famille, ses proches, les militants de son parti dans sa petite maison. Un diplomate est invité en remerciement de l'aide qu'il a pu apporter à la famille. Mais petit à petit, un doute apparaît : est ce bien l'homme que l'on connaît, le véritable leader du parti noir ?

Le livre est conçu comme étant le récit du diplomate blanc, ami de la famille. Il rappelle ses souvenirs et note ses impressions lors de sa visite. Un vrai honneur que lui fait le leader noir : le recevoir, lui, blanc, si près de sa sortie de prison.

C'est lent, très lent. L'histoire démarre vraiment avec le début de la supercherie, à la page 109. Sur un livre qui en compte 155 c'est vraiment long. Il y a donc 108 pages d'exposé de la situation pour 46 pages de soi-disant suspense, c'est long ! Page 124 : trois motifs montrent que l'homme n'est pas le leader noir attendu : son ancien entraîneur de boxe ne le reconnaît pas, l'homme décrit une scène totalement différemment de la façon dont l'a décrit le leader noir dans le passé, le vrai leader avait un cancer qui devait le condamner. On s'embête un peu en raison de l'absence de rythme mais aussi de suspense. De plus, lorsque l'on comprend que l'homme n'est pas celui auquel on s'attendait, le lecteur a bien envie alors de poser la question à l'auteur " et alors, que se passe-t-'il ensuite ? ". Mais rien, il n'y a rien. On ne voit pas bien à quoi mène cette histoire de supercherie, le but, les causes, les effets...rien ! Et le livre s'achève pour un lecteur qui s'est bien embêté ! Pas passionnant, ce bouquin.

Marc Suquet

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