La Foi des Réprouvés (L'Epée de Vérité, tome. 6)

Terry GOODKIND

Bragelonne, 2007



Les Carillons ont été chassés (enfin normalement...), mais Kahlan est mourante. Pour tenter de la sauver, Richard, accompagné de Cara, sa Morg-Sith préférée, la transporte en lieu sûr dans son pays. Il abandonne ainsi la guerre qui fait rage entre l'Ancien et le Nouveau Monde, d'autant plus qu'il est victime d'une prophétie, dans laquelle il est révélé que s'il combat, l'Ordre Impérial gagnera.

Pendant ce temps, Nicci une soeoeur de l'obscurité, esclave de Jagang réalise qu'elle peut empêcher ce dernier d'investir son esprit quand elle pense à Richard. Ne comprenant pas pourquoi un homme tel que lui ne se range pas du côté de sa vision du monde, elle va partir à sa recherche. L'ayant trouvé, par une manoeoeuvre odieuse, elle va l'obliger à la suivre à Althur'Rang, ville natale de Jagang, où elle pourra l'étudier à loisir afin de trouver une explication à ce qui l'habite et qu'elle ne comprend pas.

Quand à Kahlan, séparée une nouvelle fois de l'amour de sa vie, habitée par la rage de l'épée de vérité que lui a confiée son époux, Richard, elle va continuer à lutter contre l'Ordre impérial malgré la mise en garde de ce dernier.

C'est toujours un plaisir de retrouver Richard et Kahlan, surtout quand Terry Goodkind nous gratifie d'un bon cru.

En effet La foi des réprouvés ne se contente pas comme les deux tomes précédents de raconter une succession de faits mâtinés d'amour un peu gnan gnan, mais il nous permet par une approche tendue de rentrer dans la façon de raisonner de l'Ordre impérial. Du coup, tout n'est plus aussi simple avec d'un coté le méchant Jagang qui massacre à tour de bras pour le plaisir et le gentil Richard qui massacre lui aussi mais pour la liberté... On se rend compte qu'il y a aussi " du coté obscur de la force " la poursuite d'un idéal de Vie... basé sur une idéologie ma foi un tantinet Marxiste...

C'est d'ailleurs ce côté qui pêche un peu dans ce sixième tome, car Terry Goodkind aurait pu sans doute développer un autre " modèle à abattre " et ce dernier étant grossièrement décrit, cela agace quelque peu...

Mais bon, laissant de côté ces facilités doctrinales, on se laisse transporter par l' énergie dévorante qui habite nos deux héros. Vivement le septième qui je l'espère restera du même cru.

Annecat


  

L'âme du feu (L'Epée de vérité, tome 5)

Terry GOODKIND

Bragelonne, 2006
Traduit de l'anglais (USA). Première parution dans la langue originale en 1999.



Nous retrouvons Kahlan et Richard, chez le peuple d'Adobe, (enfin...) mariés et en pleine nuit de noces. Mais tout ce bonheur c'est sans compter sur le " mal " qui rôde encore... En effet, en voulant sauver Richard de la peste, Kahlan a malheureusement libéré les " carillons " en les invoquant. Ces " carillons " sont la pire menace que Richard et ses compagnons vont devoir affronter. Ce sont des mangeurs d'âmes et des destructeurs de la magie.

Les jeunes mariés et Zedd, grand père de Richard, vont une fois de plus se lancer dans une course folle contre la montre. Zedd, seul, car voulant protéger Richard et Kahlan, va les berner et les envoyer sur une fausse piste. Mais en chemin, Richard, poussé par son intuition, va convaincre ses amis de le suivre en Andérith pays de Joseph Anders, antique sorcier qui en son temps avait vaincu les " carillons ". Là, ils vont une nouvelle fois risquer leur vie en s'opposant à Dalton Campbell et aux négociations qu'il mène en grand secret afin de livrer le monde aux hordes du très sanguinaire Empereur Jagang.

Dans ce cinquième tome de la série de L'Epée de vérité qui en comptera dix, Terry Goodkind est une fois encore à la hauteur de l'attente. Richard et Kalhan ont semble-t-il gagné en maturité, ne se jetant plus dans les ennuis sans réfléchir, mais étant à l'écoute de leurs amis. De plus, une grande partie de l'histoire repose sur la description d'Andérith avec ses jeux de pouvoirs et la manipulation du peuple afin de maintenir l'emprise d'une partie de la population (les " Andériens ") sur l'autre (les " Hakens "). Le récit gagne en intensité et on mesure de plus en plus l'horreur d'un monde gouverné par Jagang et la malfaisance de ces dévoreurs d'âmes que sont les " carillons ". Le monde étant harmonieux grâce au maintien de l'équilibre, Terry Goodkind clôt cette nouvelle épreuve par beaucoup de souffrance dans les deux camps, sans vainqueur ni vaincu. Vivement le tome VI !

Annecat


Le sang de la déchirure (L'Epée de vérité, tome 3)

Terry GOODKIND

Bragelonne, 2004



Troisième ouvrage d'une série qui doit en compter huit. Nous retrouvons avec plaisir notre sourcier préféré Richard Cypher. Souvenez-vous, il a failli devenir le jouet des soeoeurs de la Lumière, vaincu le gardien des enfers, perdu Kahlan sa bien-aimée (du moins le croit-on !) mais pas d'inquiétude, notre héros est toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin ! Lors du combat au cours duquel il a vaincu le gardien, notre héros a brisé la barrière qui séparait l'ancien et le nouveau monde, libérant à nouveau des forces terrifiantes. Il y a en effet toujours des conséquences à trop utiliser la magie... Le sourcier va donc devoir rassembler les peuples des Contrées du Milieu pour faire face à ses agresseurs, et pour cela ses pouvoirs de sorcier de guerre ne seront pas de trop. Il va devoir pacifier la région, aidé en cela par les D'Harans (peuple lié à ses ancêtres par un serment), Gratch son fidèle ami, et surtout la terrible Mord-Sith, prête à se sacrifier corps et âme au sourcier.

Comme d'habitude, beaucoup de péripéties dans ce troisième livre, plusieurs aventures se déroulant en parallèle : celle de Richard, celle de Kahlan et celle des soeoeurs de la Lumière (dont celles qui sont passées du côté obscur) pour ne citer que les plus importantes ! Beaucoup d'action donc, une grande diversité de personnages, une intrigue qui vous tient en haleine, un soupçon de cruauté mêlé à une dose d'amour font une fois de plus que Goodkind fait mouche. Seul bémol, il devient de plus en plus difficile de lire les ouvrages séparément, mais pour qui aime les séries, c'est un régal !

Jean Goasdoué


La pierre des larmes (L'Epée de vérité, tome 2)

Terry GOODKIND

Bragelonne, 2003
Deuxième tome de la série "L'Epée de Vérité". Précédé par "La première leçon du sorcier".
Traduit de l'anglais (USA). Première parution dans la langue originale en 1995



Pour avoir porté secours et assistance à une belle étrangère venue des terres du milieu, la vie tranquille d'un jeune garde forestier de la Terre d'Ouest, garçon simple et solitaire, se trouve à tout jamais chamboulée !.. Après la mort de Darken Rahl, le sorcier-tyran de D'Hara qui avait envahi les Contrées du Milieu et qui du reste était le géniteur de notre héros, Richard Cypher dit le Sourcier de Vérité aspire maintenant à une vie paisible auprès de la Mère Inquisitrice Kahlan qui s'avère être l'amour de sa vie. Mais le voilà hélas attaqué par un grinceur, être maléfique tout droit sorti des bouches de l'enfer. Que signifie donc cette attaque ? Il semblerait que des portes s'ouvrent dans le royaume des morts. Et une prophétie annonce le retour de celui qui n'a pas de nom. Richard qui malgré l'évidence refuse toujours le don qui est en lui va devoir faire des choix terribles. Lui qui rejette toute forme de magie devra se plier à elle pour pouvoir combattre l'épouvantable mal qui menace son pays et dont les serviteurs parviennent à s'infiltrer partout ou presque. L'unique personne susceptible d'infléchir sa volonté et éventuellement de le faire céder n'est autre que Kahlan, sa bien aimée. Pour le convaincre, la jeune femme perdra l'amour de Richard... De nouvelles épreuves, de nouvelles souffrances à endurer attendent encore Richard prêt à tout pour retrouver sa belle et sauver son monde...

Deuxième tome d'une série qui en compte déjà huit publiés outre Atlantique à ce jour et qui semble loin d'être achevée, ce gros pavé de sept cent soixante-huit pages est un superbe roman de fantasy qu'on avale à la régalade c'est-à-dire avec la plus grande gourmandise, sans même penser à reprendre son souffle et d'une seule traite. Il démarre là où nous avait laissés la fin du roman précédent. Epique, captivant, passionnant, jubilatoire, plein de surprise, peut-être même encore plus savoureux que "La première leçon du sorcier", premier tome du cycle qui nous avait déjà bien séduits. Tout y est pour tout de suite ferrer le lecteur : univers construit et fort bien dépeint, action mouvementée, amour, personnages humains et monstres hideux, magie, intrigues, dangers, traîtrise, émotion, souffrance, bravoure et en prime une pincée d'horreur, histoire de frémir davantage, espoir, blessures, rires, larmes, personnages bien campés, crédibles et cohérents, héros particulièrement attachants, style et écriture agréables, directs et vivants, dialogues percutants. Bref, habilement montée et menée tambour battant, l'intrigue de Terry Goodkind qui fait preuve ici d'une imagination et d'une inventivité confondantes en plus d'un talent incontestable de conteur est parfaitement maîtrisée de bout en bout.

Plaisant et distrayant. Une belle réussite. Vivement la suite !

MGRB

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