Okko : Le cycle de l'air

HUB

Delcourt, 2009
47 pages. 12 euros



Revoilà notre fine équipe partie sur les routes du Japon à la poursuite de démons et autres fantômes.
Pour mémoire il y a Okko, ronin hanté par son passé, Noburo guerrier géant dissimulé derrière un masque, Noshin, petit bonze alcoolique ou pour le moins adepte du saké et Tikku, jeune pêcheur embarqué dans leurs aventures par les hasards de la vie et qui se souvient plusieurs années plus tard.
Cette équipe se rend au chevet de la fille unique de dame Mayumada, atteinte d'un mal étrange et qui la laisse catatonique. Très vite, le coupable est mis à jour et neutralisé, tandis qu'Okko lui se trouve confronté de manière très violente à son passé. Qui donc est ce chasseur de fantômes déshumanisé apporté par les "kamikazes" ou vents divins et qui va défier Okko ?

Ce cinquième tome de la série, inaugure après le cycle de l'eau et le cycle de la terre, le cycle de l'air. Et presque plus qu'avec les quatre premiers tomes, je me suis laissé prendre totalement par l'histoire. D'autant plus qu'Okko perd un peu son coté "super héros blasé" pour souffrir au sens propre comme au sens figuré. Toute l'intrigue autour des deux "chasseurs de fantômes" met en place un contexte tragique dont j'attends le dénouement avec beaucoup d'impatience.
Sinon que dire de plus du graphisme qui bien que relativement simple sert admirablement le récit, avec une mise en page dynamique qui accompagne aussi bien les scènes d'action que celles de réflexion.
Un bon cinquième album. Espérons que (la série complète en comptant 10) les cinq prochains tomes seront aussi flamboyants et attachants que leur héros.

Annecat


Okko, Tome 1 : Le cycle de l'eau

HUB

Delcourt, 2005
Collection Terres de Légendes



Nous nous trouvons dans un Japon médiéval. L'île principale, Pajan, est entourée d'une multitude d'îlots. La famille impériale y règne depuis un millénaire. Les complots sont nombreux. Okko est un rônin toujours à la recherche de travail comme soldat avec son compagnon Noburo, un être mi-homme, mi-démon. Ils vont être amenés à aider un jeune garçon qui vient de voir sa soeoeur se faire kidnapper par d'étranges guerriers. Okko va décider d'aider le jeune garçon. Le groupe sera rejoint par le moine Noshin qui possède quelques pouvoirs qui ne seront pas de trop dans ce monde peuplé de créatures étranges et dangereuses.
Malgré de nombreux rapports avec le Japon, ce n'est pas une bande dessinée historique. On y retrouve certes tous les ingrédients du monde médiéval japonais, avec en plus tout un imaginaire, en particulier des monstres de métal particulièrement terrifiants. le dessin est très agréable, beaucoup de couleurs, un grand souci du détail, finalement assez classique (mais ce n'est absolument pas péjoratif). Si la série continue, elle devrait trouver un large éventail de lecteurs.

Jean Goasdoué


Okko, le rônin, est accompagné de Noburo, guerrier géant qui dissimule son visage derrière un masque rouge, et Noshin, moine grand amateur de saké. Ces trois " amis " sont des chasseurs de démons. Ils traversent les terres de l'empire du Pajan de long en large. Alors que Noburo vient de prendre une nuit de plaisir avec la très jolie et très douce " Petite carpe ", surveillé étroitement par Tikku, jeune pêcheur et frère de la jeune geisha, cette dernière est mystérieusement et violemment enlevée par une bande de pirates aux ordres d'une femme sanguinaire, descendante de la famille des Satorro. Alors que les enlèvements habituels de Geishas n'étaient là que pour satisfaire une soif de sang, " Petite carpe ", elle, a été enlevée car c'est " la promise ". De quoi s'agit-il et quel est cet infect clan Satorro ? C'est ce qu'Okko et ses trois compagnons, Noburo, Noshin et Tikku, vont essayer de découvrir.
Okko est une BD d'aventure qui mérite qu'on s'intéresse à elle. Son scénario est bien construit, mêlant du réalisme d'une certaine époque japonaise à du fantastique. Les héros sont hauts en couleurs et très attachants. Juste un petit regret devant le cliché du moine amateur d'alcool. Le rythme est alerte. Il y a dans ce premier tome de mise en place une véritable histoire. Quant au dessin, il est très réaliste et s'accorde avec le récit. Okko est pour moi une série à suivre.

Annecat

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