1985

Luc BRUNSCHWIG, Olivier MARTIN

Bamboo, 2013
Lloyd Singer, T. 8



La fin du psychodrame familial qui nous avait laissés, à la fin du tome 7 (premier du cycle 3) face à Esther, la soeur anorexique, qui a bien du mal à régler son histoire de famille. La psychothérapeute, Hannah Horowitz, est la seule à pouvoir démêler l'histoire.

On n'est plus ici dans le polar mais dans la problématique familiale faite de toutes ses dimensions psy. Le lecteur côtoie les personnages de près et découvre l'histoire de la famille Singer à coups de retours dans le passé. Intéressante, cette ambiance autour de l'épicerie familiale mais aussi le meurtre d'une de ses employée, Anya, qui met un peu de sel dans l'histoire. Le scénario m'a semblé parfois un poil complexe.

On referme ce dernier tome avec la triste impression que l'on ne verra plus Lloyd Singer (Makabi, si vous avez lu son histoire) et que c'est bien triste tant on a pu se régaler avec ce personnage original.

Marc Suquet


  

Ceux qui vont mourir

Luc BRUNSCHWIG, Roberto RICCI

Futuropolis, 2013
Urban, T. 2



Pas de problème, on se laisse entraîner une nouvelle fois dans les sous-sols de Monplaisir, le dernier endroit ou ça rigole dans la Galaxie. Un lieu où pendant deux semaines tu oublieras ton boulot : du pain et des jeux, en bref. Mais un endroit où il est interdit de dormir sur la voie publique et où on ne peut rester dans une arrière-cour plus de cinq heures d'affilée sans être "démoléculisé" : autant dire qu'il ne reste pas grand-chose de l'infortuné zonard qui cherche un coin pour roupiller.

L'album suit plusieurs histoires en parallèle : celle de Zach, devenu Urban interceptor, chargé de coincer Ebrahimi l'assassin d'Ahn Loon Bangé, mais aussi celle de Niels Colton, le jeune garçon enfui de chez ses parents et auquel Olif, le vieil homme, va beaucoup s'intéresser quand il comprendra que Niels est un gars de la haute.

On sent, inspirant Urban, l'ancien policier de Blade Runner qui vient traquer les réplicants, mais aussi un poil de Big Brother qui va vous mitonner une société bien dévouée et dédiée au service du pouvoir en place. Y a pire, comme références !

La mort d'un enfant, ça choque un peu. Le côté gentil du parc d'attractions de Monplaisir disparaît d'un coup et le lecteur est extrait du décor et envoyé valdinguer dans la vraie vie. Ca fait tout bizarre !

En bref, j'aime le dessin comme le scénario. Luc et Roberto, il vous a fallu plus d'un an entre les tomes 1 et 2 : au boulot les gars, ne lâchez pas vos poooovres lecteurs en route et faites-nous un troisième tome qui déchire et vite fait s'il vous plaît : déconnez pas les gars, on kiffe Urban !

Marc Suquet


Suite des aventures de Zachary Buzz à Monplaisir, le complexe de loisir de Springy Fool. A la fin du premier tome, on avait quitté la jeune recrue de l'académie des interceptors en plein désarroi. La douce jeune fille dont il tombait amoureux était éloignée de lui par décision patronale, et il s'était fait coiffer au poteau par un jeune ambitieux à l'académie, qui lui avait brisé le nez et chipé la nomination au poste d'interceptor de la ville. Parallèlement le jeune Niels, un enfant seul avec sa nounou-méca dans un grand appartement luxueux parvenait à s'échapper et se retrouvait dans la rue, libre... mais isolé.

Dans ce deuxième livre, Zach passe devant les caméras et accède à l'élite des flics de Monplaisir. Désormais, c'est lui qui prend en chasse le redoutable chasseur de primes Antiochus Ebrahimi. De son côté, Niels est pris sous une aile compatissante puis intéressée par un magicien pouilleux des rues, Ronald Olif. On découvre également un enquêteur de Ganymède, le lieutenant Christiansen, sur les traces d'un trafic odieux d'organes féminins qui aboutit à la mort des jeunes femmes prises dans ses filets.

Ces trois personnages se tournent autour dans des trajectoires concentriques et plongeantes, à la découverte des dessous ? bien sûr peu reluisants, voire sordides ? du plus grand parc d'attractions de la Galaxie. Les rebondissements s'enchaînent, jusqu'à une confrontation finale entre Zach et sa cible qui se terminera de manière tragique.

Les deux auteurs ne nous déçoivent pas sur ce coup-là. Le dessin est toujours aussi soigné, le scénario toujours aussi fouillé. Un ajout audacieux de l'éditeur apporte un petit supplément d'âme à l'album : c'est le cahier graphique présent à la fin sur la première édition (eh oui, petits jaloux, on y a eu droit en SP). Le scénariste et le dessinateur livrent quelques clés sur leur collaboration, leurs techniques et la genèse de la série. J'ignorais qu'il y avait eu un premier jet sur ce synopsis, par exemple, et il est passionnant de voir comment fait Roberto Ricci pour rendre aussi vivante la colorisation informatique. Un vrai plus que ce rajout, donc. J'ai également été séduite par le déroulé des péripéties, le rythme du récit, la mise en place du nouveau personnage, la dimension interprétative qu'on découvre à l'histoire, son côté plausible... En bref, tout m'a plu. Une très belle découverte, que je vous engage à vous offrir.

Marion Godefroid-Richert


  

Psychothérapie

Luc BRUNSCHWIG, Olivier MARTIN

Bamboo, 2012
Lloyd Singer, cycle 3, T. 1



Revoici Lloyd Singer, alias Makabi, son double secret. Lloyd est en proie à des tourments plus familiaux que dans les précédents albums. Ceux de sa soeur anorexique, Esther. Les trois frères et soeurs entreprennent donc une psychothérapie avec l'aide d'Annah Horowitz, afin de sauver Esther.

Ne pas s'attendre ici à du polar plein de suspens et de poursuites. Comme annoncé par le titre, c'est plutôt psy, ce nouvel album. Mais on ne s'y embête pas une minute, puisque le lecteur rentre dans les mécanismes profonds de la famille Singer à coups de flash-back. Brunschwig et Martin y décortiquent l'enfance de Lloyd, le rôle donné à sa soeur Esther, qui prend les tâches ménagères de la mère obligée de travailler à 68 ans. Et puis apparaît régulièrement un vieil homme, meurtrier du premier amour de Lloyd.

L'ensemble est très sensible, personnel. Durs, les dessins d'Esther dont on pourrait aisément entourer les bras avec les doigts d'une même main. Et puis, le foulard porté pour cacher ces cheveux qui tombent... L'album est d'autant plus touchant que Luc Brunschwig avoue, dans l'intro, les doutes et l'angoisse qui l'animent durant l'écriture : une vraie "tempête crânienne". Cher Luc, même si, j'en suis sûr, c'est un dur moment à passer, on ne peut, comme lecteur, que vous souhaiter un autre tsunami cérébral, plus doux tout de même, tant j'ai trouvé ce nouvel album de Lloyd Singer profond et prenant. Alors ne vous posez plus de questions, continuez... Nous, on attend la suite !

Marc Suquet


Il est en effet évident à la lecture de ce tome que l'on est (enfin) sorti de l'histoire classique du "loser" devenu super-héros par les hasards de la foudre ou autre cataclysme naturel. Non, là, on est dans la vraie vie, celle qui déchire, ravage, détruit mais souvent pour mieux créer. Alors comme le dit Marc, continuez, M. Brunschwig, à aimer autant vos personnages car nous aussi on les aime maintenant...

Annecat


  

Les Règles du jeu

Luc BRUNSCHWIG, Roberto RICCI

Futuropolis, 2011
Urban, T. 1



Monplaisir, c'est le dernier endroit où ça rigole dans la galaxie. Le parc accueille dix-huit millions de visiteurs par jour. Zacchary s'y rend pour devenir élève de l'académie de police.

Eh ben, ça démarre plutôt bien, ce premier tome : Monplaisir est un univers dédié au plaisir, mais pas question d'y chourer sinon gare à la décharge de 1 800 volts qui empêchera le voleur de contrôler ses sphincters : c'est assez radical mais plus simple que d'installer des prisons dans un parc d'attractions ! Pour nourrir l'envie de jeu du public, la traque des meurtres de jeunes filles est transmise sur les écrans du parc de jeu.

Quelques trouvailles comme les pubs tatouées sur la peau d'Ishrat, la liftière, qui lui ont permis de devenir panneau publicitaire ambulant. Ou encore les 400 000 déguisements qui attendent les visiteurs à l'entrée de Monplaisir.

Au milieu de cet univers de plaisir, les personnages touchants et décalés de Zacchari Buzz mais aussi d'Ishrat qui se rencontrent. Zac, juste sorti de sa campagne, paraît quelque peu décalé avec son physique de gros ours, lui qui ne sait pas se battre dans l'espace comme ses copains de promo !

Ce premier volume est attirant et installe parfaitement bien univers, énigme, persos principaux et secondaires. Vivement la suite.

Bref, du bon comme on pouvait s'y attendre de la part de Luc Brunschwig, qui nous a déjà donné La Mémoire dans les poches, Le Sourire du clown ou encore Holmes et Lloyd Singer.

Marc Suquet


Ça y est, c'est le grand jour, Zacchary Buzz (Zach) quitte sa ferme sur terre, pour rejoindre les rangs de l'académie de police dans la cité de Monplaisir, avec une seule idée en tête, rejoindre l'unité des urban interceptor. Accompagné dans sa tête par son modèle de toujours, le plus grand héros de tous les temps "Overtime", Zach est immédiatement plongé dans la folie de cette ville uniquement dédiée aux plaisirs et aux jeux. Tout y est sous contrôle vidéo et ce dans le but unique de divertir ; même les crimes font partie du spectacle puisque le badaud peut parier sur l'issue de l'intervention de la police.  Le rêve de Zacchary va-t-il se transformer en cauchemar ?

Quelle incroyable histoire que la genèse de cet album ! Un vrai roman à lui tout seul et quand en plus elle est racontée par le scénariste lui-même...  Mais le plaisir ne s'arrête pas là ! Urban est vraiment un vrai régal à tous les points de vue.

Le scénario, d'abord : pour le premier album d'une série, il raconte quelque chose, si si je vous assure. Il n'est pas là QUE pour placer les points dans la partie. Nous sommes tout de suite placés dans l'ambiance surtout parce qu'elle nous rappelle vaguement quelque chose (brrrrr...). On s'attache très vite à ce grand bonhomme mal dégrossi à peine sorti de l'enfance et encore plein d'illusions et de rêves. Le décalage est d'autant plus flagrant avec cette cité qui donne le tournis.

Le dessin, ensuite (non pas qu'il y ait un ordre de préséance bien sûr) : quel talent ! j'adore !
Roberto Ricci réussit à faire "grouiller" la ville par son dessin tout en préservant le personnage principal, comme s'il était "isolé". On est "ailleurs" dans un futur plus ou moins proche et pourtant rien n'est glacé, figé sans vie !

On en prend plein les yeux et on en redemande...

Annecat


  

Seuls au monde

Luc BRUNSCHWIG, Olivier NEURAY

Bamboo, 2011
Lloyd Singer, cycle 2, T. 3



Dans la fin de ce deuxième cycle, Lloyd Singer est aux prises avec "La chanson douce", le serial kiler qui tue des jeunes femmes après les avoir défigurées.

La solution de l'énigme est liée à l'enfance de Mark Reed, l'ingénieur du son qui travaille dans le studio mobile d'enregistrement. Ce dernier tome du cycle 3 fait plutôt dans la psychologie. Celle de Diana, que tout le monde appelait le "crapaud" ou la "grenouille", et dont l'enfance a été dédiée à la garde de ses frères et soeurs, une femme aux rôles multiples et ambigus. Mais aussi celle de Singer, Mister FBI, qui avoue son ignorance des femmes. Un trait du personnage dont le lecteur était bien loin de se douter. Une jolie scène, pleine d'humanité entre Diana et Singer, à travers la découverte du physique de l'autre.

Jalousie, meurtre mais aussi humanité dans ce tome réussi et bien dans la lignée des précédents. Eh ! Singer, c'est quand le cycle III ?

Marc Suquet


Oui, c'est indéniable, il y a bien de la psychologie dans ce tome, mais de comptoir, si je peux m'exprimer ainsi. Bien que n'étant pas désagréable à lire, l'histoire est quand même cousue de fil blanc et remplie de poncifs.
Alors oui, pourquoi pas un cycle III, mais alors avec des ficelles un peu moins grosses !

Annecat


  

La Chanson douce

Luc BRUNSCHWIG, Olivier NEURAY

Bamboo, 2011
Lloyd Singer cycle 2, Tome 2. 48 pages, 13,50 euros



Après avoir démoli la gueule d'un de ses collègues étudiant du FBI, Lloyd se retrouve en prison. Sur la demande du FBI, il reprend contact avec Patsy et cherche à retrouver l'identité de son agresseur.

J'ai moins aimé ce deuxième tome du cycle 2 : ça manque un peu de pêche. On y plonge dans l'histoire de Patsy, lauréate d'un concours de beauté dans une petite ville provinciale et qui réalise son rêve d'enfant, enregistrer un disque. Toujours la relation de confiance entre Patsy et Lloyd, le seul à pouvoir approcher la victime de "Chanson douce", le tueur de jeunes femmes qui les défigure avant de passer à l'acte.

L'ensemble manque un peu d'action, mais le dernier tome du cycle 2 va sûrement nous réconcilier avec le plaisir trouvé en lisant l'histoire du petit comptable du FBI.

Marc Suquet


Chronique portant sur les deux premiers tomes du deuxième cycle

A la suite de ses brillants résultats du cycle 1, Lloyd Singer part en formation pour devenir agent de terrain au FBI. Il est chargé, par son ami d'enfance l'agent spécial Simon La Bianca, de gagner la confiance de la dernière victime de "la chanson douce", tueur en série qui après avoir violé ses victimes les défigure et laisse aux policiers sa signature, une poupée musicale. Seule particularité de sa dernière victime, Patsy Lee, elle est toujours vivante bien que défigurée. Petit à petit, Lloyd va apprivoiser la jeune femme et va obtenir des renseignements exploitables par le FBI.

Mais parallèlement, Lloyd va devoir gérer ses démons intérieurs et l'éclatement de sa cellule familiale.

Le tome 5 tant attendu se termine sur une révélation des plus surprenante, alors vivement juin 2011 date de parution du tome 6 !

Annecat


  

Quantico

Luc BRUNSCHWIG, Olivier NEURAY

Bamboo, 2011
Lloyd Singer cycle 2, Tome 1. 48 pages, 13,50 euros



Malgré son nom, La chanson douce est un tueur qui défigure ses victimes féminines avant de les violer. Le FBI a retrouvé Patsy, sa dernière victime, excepionnellement en vie. Mais le contact avec tout être humain est impossible. Lloyd Singer, peut être ?

Après l'affaire Zéna, nous voici embarqués dans une nouvelle histoire de Lloyd, qui débute avec ce deuxième cycle. On peut donc lire les cycles séparément même si quelques évocations du passé rendent un peu difficile la compréhension des sentiments du héros.
Le personnage de Lloyd est vraiment intéressant : avec sa double facette de petit comptable mais en même temps de Makabi, le justicier masqué. Pourtant, la deuxième personnalité de Lloyd est peu présente dans ce 1er album du 2ème cycle. J'ai bien aimé aussi le personnage de Patsy que l'on comprend totalement déboussolée par la rencontre avec Chanson douce qui lui a démoli la figure. Mais aussi l'approche prudente de Lloyd pour établir un contact avec Patsy : que de psychologie déployée là, utilisant sa propre expérience familiale.

Un petit reproche : les retours en arrière, c'est bien. Mais employés à trop haute dose, on ne sait plus très bien où on en est. Mais ils apportent de nombreux compléments sur la psy de Lloyd.

Pas de problèmes pour le dessin c'est toujours le même : efficace mais sans plus de détails. Et on s'y sent bien.

Un bon début pour ce deuxième cycle.

Marc Suquet


  

Voir le diable

Luc BRUNSCHWIG, Olivier NEURAY

Bamboo, 2011
Lloyd Singer, T3. 47 pages



Lloyd Singer part en Russie pour retrouver les parents de Zéna : les Aboukine. Le FBI, de son côté, investit un club échangiste, Upsilon Sigma, mais les organisateurs ont été prévenus de la visite de la police.

Les persos se renforcent : ainsi la soeur de Lloyd et ses "problèmes relationnels avec la nourriture". L'épisode 3 permet également l'émergence de nouveaux persos : l'horrible M. Boukharev, ancien voisin de la famille de Zéna et qui semble participer avec beaucoup de cynisme aux trafics de prostituées entre la Russie et les US. Un vrai salaud qui assume pleinement son personnage : il n'hésite pas à couper des mains humaines pour constituer un bel objet destiné à trôner sur son bureau ! En plus réjouissant tout de même, le rabbin de Little Jerusalem, un expert du combat au corps à corps et qui ne semble pas étranger aux qualités de lutte de Makabi, mais également sa femme Anissa, de 38 ans la cadette du rabbin. Quant au perso de Makabi, il se renforce encore : capable de fermeté face à Boukharev mais aussi de désespoir quand sa démarche échoue, c'est un vrai gars humain qui touche le lecteur !

Le dessin est fidèle aux premiers tomes.

Marc Suquet


Chronique portant sur les trois tomes du premier cycle.

Après avoir mis Zéna et sa fille en sécurité à la fin du tome 1 (très bien résumé par mon comparse Marc), Lloyd Singer réussi à fournir de précieux renseignements à ses collègues par la capture de Douglas Pollus, acteur décisif d'un réseau de prostitution et de pornographie. Mais tout n'est pas joué à la fin du tome 2 (Appleton street) et, dans le tome 3 (Voir le diable), Lloyd Singer part en Russie sur les traces des parents de Zéna. En effet, il a vite compris les menaces qui pèsent sur cette famille si Zéna fait des révélations. Il rencontre alors la quintessence du mal en la personne de Boukharev. La justice, avec l'aide de Makabi, triomphera-t-elle ?

Quelle histoire étrange que celle de ce héros camouflé derrière l'image pépère de comptable du FBI, sur fond de prostitution et de famille juive ! Ce mélange réalise une série plutôt sympathique, avec comme le dit Marc des personnages attachants ou extrêmement inquiétants.

Bien sûr tout cela est très classique, et dans le récit et dans la mise en page mais, même si la surprise ne vous attend pas à chaque coin de page, vous avez envie de savoir la suite !

Annecat


  

Appleton street

Luc BRUNSCHWIG, Olivier NEURAY

Bamboo, 2011
Lloyd Singer, T2.



La famille de Lloyd Singer accueille Zéna, la prenant pour la petite copine de Lloyd. Mais le frère de Lloyd ressort du fond de ses armoires des magazines pornos sur la couverture desquels Zéna pose de façon fort suggestive...

Ce deuxième tome est sympa car il rentre dans l'intimité et la psychologie de la famille de Lloyd Singer. On y découvre de nouveaux persos : la grand-mère qui accueille avec chaleur Dolly, la fille de Zéna, ou encore la soeur de Lloyd aux petits soins pour son frangin.

La description du quartier de Little Jerusalem est intéressante aussi : un quartier à dominante juive et dont les habitants se tiennent les coudes. Pas question pour des salauds de pouvoir agir dans les environs sans que les habitants s'en mêlent : le risque est de se retrouver à poil, plongé dans une piscine avec un immense serpent comme voisin !

Enfin, le passé de Lloyd est à nouveau évoqué notamment au niveau de sa rencontre avec Simon La Bianca, ce dernier devenant agent spécial du FBI.

Un bon album, donc, avec ses multiples facettes.

Marc Suquet


  

La mémoire dans les poches

Etienne LE ROUX

Futuropolis, 2009
Tome 2
69 pages. 15 euros



Sidoine Letignal est parti depuis trois années. Son fils Laurent assiste impuissant à la dépression de sa mère. Laurent, devenu un auteur reconnu, se déplace en Algérie pour retrouver la trace de Sidoine.

Comme le tome 1, voilà un travail proche des hommes et plein d'humanité. Par petites touches successives on apprend l'histoire et le caractère des personnages. Y compris par des incursions dans le passé, comme lorsque la mère de Laurent dépeint sa rencontre avec son futur mari. J'aime la délicatesse du personnage principal : en possession des papiers qui vont permettre à Malika de revenir en France, il charge un détective privé de les lui donner, restant lui même à l'écart afin que Malika n'oublie pas le rôle de Sidoine vis à vis d'elle-même.

Le suspense est maintenu : pourquoi donc Sidoine s'est volatilisé  et quel rôle a-t-il joué vis à vis de l'enfant ?

La politique est évoquée dès la première scène au cours de laquelle Malika révèle les raisons de son arrivée en France, tout en étant raillée de façon agressive par deux militants islamistes.

Le dessin d'Etienne Le Roux est chaleureux, exprimant bien les expressions des personnages et particulièrement la prostration de Sidoine qui perd totalement la boule lors de son voyage en Algérie.

J'ai donc aimé ce deuxième tome comme j'ai aimé le précédent : pour son histoire, son humanité et le dessin qui illustre bien le tout.

Bon, Luc on a attendu 3 ans entre les deux tomes. Maintenant qu'on est accros, faudrait voir à pas nous faire trop mariner ! Paraît que le tome 3 est prévu pour 2010 : au boulot !

Marc Suquet


  

Paroles d'illettrisme

Luc BRUNSCHWIG

Futuropolis, 2008
87 pages. 17 euros



Paroles d'illettrisme rassemble le témoignage de 8 personnes, des témoins handicapés par ce barrage intellectuel. Zahia, Maxime, Amar, Patrick, Ronny, Sylvie, Marcel et Bonheur, des gens à qui la vie n'a pas fait que des cadeaux, qui n'ont guère fréquenté l'école et n'ont pas eu l'occasion de savoir bien lire. Luc Brunschwig a recueilli leurs témoignages, lors d'ateliers mis en place à Blois. Ils sont mis en images par de jeunes dessinateurs.

"Paroles de ..." est un exercice presque classique : la série a débuté dans l'univers carcéral puis a donné la paroles aux sourds et enfin aux toxicomanes. Une bonne façon de vivre en direct d'autres vies que l'on a toujours du mal à imaginer. C'est donc une vraie BD sociale que le lecteur a dans les mains, une de celles qui vont témoigner. Un genre dont des auteurs tels que Davodeau possèdent les clefs.

Les itinéraires décrits dans cet album sont très différents : depuis Zahia, Algérienne qui ne fréquente pas l'école d'Oran parce que ses parents trop pauvres ont besoin de son salaire jusqu'à Ronny le petit forain, que les déplacements de ses parents empêchent de fréquenter suffisamment l'école. Tous ces témoins se retrouvent marginalisés et mesurent l'importance de la lecture et de l'écriture dans notre société. Il y a une vraie émotion que l'on sent à travers les tranches de vie exposées dans cet album.

Les dessins sont très variés, 8 dessinateurs ayant prêté leur talent à ce travail. J'ai aimé le dessin d'Eddy Vaccaro, qui noircit le témoignage de Patrick et éclaire bien la psychologie des acteurs de l'histoire.
On en ressort avec la possibilité de mettre l'album entre les mains de ses enfants, en leur suggérant de découvrir par eux mêmes l'intérêt de l'école. Un vrai but pédagogique !

On trouvera une interview de Luc Brunschwig ici

Marc Suquet


La préface d'Anne Vinérier à ce recueil d'histoires en constitue le meilleur préambule. Comme elle le dit si bien, pauvreté et illettrisme sont indissociables. Lutter contre la première fera immanquablement reculer le deuxième. Et bien sûr, les exemples donnés tout au long du livre sont édifiants. On s'attache rapidement à Zahia, Marcel, Maxime, Sylvie et leurs compagnons d'infortune. Leurs histoires sont différentes mais racontent toutes la misère, l'exclusion, la dignité foulée au pied, la panne de l'ascenseur social. Aucun de ces frères et soeurs mis au ban du monde ne raconte des parents aisés et sans souci, des instituteurs avec les possibilités matérielles de s'occuper d'eux, des institutions adaptées à leur handicap. Que de chemin à parcourir finalement pour diminuer le nombre de ces laissés-pour-compte ! Il y a quand même quelques pointes d'espoir qui transparaissent : ici un copain de classe attentionné qui fait ce qu'il peut, là une psychologue qui peut permettre l'ouverture d'une valve de surpression intérieure, ou encore des éducateurs à l'écoute dispensateurs de quelques bases de survie. Et puis toutes les personnes qui témoignent racontent un déclic, une prise de conscience, un sursaut de volonté pour s'en sortir. Emouvant et nécessaire, ce travail d'illustration par l'image de ceux qui ne peuvent pas écrire leurs mots ( leurs maux ? merveille de la langue française ) comble un vide. Un beau travail de sentinelle.

Marion Godefroid-Richert


  

Holmes

Luc BRUNSCHWIG, CECIL

Futuropolis, 2008
11 euros



Chez les parents d'Holmes, Watson découvre quelques mystères en fouillant la chambre de son ami décédé.

Dans le premier tome, Holmes meurt, entraînant dans la mort son ennemi le Professeur Moriarty et déclenchant l'enquête de son ami Watson. Celui ci ne croit pas à la version du suicide d'un homme détruit par la drogue.  
Il y a dans ce deuxième tome, de vrais personnages : ainsi le père d'Holmes, un peu fatigué par l'âge et qui n'hésite pas à s'exposer nu au soleil, en 1844, afin que sa peau exhale tous les parfums du soleil ! Mais aussi Gloria, la gouvernante autoritaire qui régente la maison Holmes d'une main de maître.
Les pages 26 et 27 sont des démonstrations d'esprit « Holmesien » dans lesquelles la passion de Watson pour les jeux est mise à jour par les traces de craie bleue sous ses ongles, une chevalière en cuivre et des yeux rougis.
Le dessin est sobre : pas de fioritures dans les traits ni dans les couleurs. Du Victorien au bout du crayon, mais du beau !
J'avoue pourtant ne pas avoir accroché avec ce deuxième tome. Il ne se passe pas grand chose et on ne comprend guère la direction prise par l'histoire. Peut être dans les tomes suivants ?

Marc Suquet


  

Après la guerre, T. 1

Luc BRUNSCHWIG, MARTIN

Futuropolis, 2006



Nous sommes en 2039. Des vaisseaux extra-terrestres s'approchent d'une terre transformée en un Etat misère en raison de dérives économiques passées. Des " No-War-Men " sont combattus par l'armée. L'attaque d'un camp de ces contestataires donne lieu à des débordements infligés par les soldats aux opposants.

L'ambiance est oppressante. Cette impression est due à un dessin très sombre toujours recouvert d'un voile noir. Comme dans les films à suspense dans lesquels une musique de fond obsédante finit par serrer les tripes du spectateur. Un effet réussi donc, mais qui peut agacer en cours de lecture car la lisibilité du travail s'en ressent fortement. On a du mal à distinguer les scènes et les détails sont peu visibles.

Le scénario lui reste obscur et on a bien du mal à comprendre vers où l'auteur souhaite entraîner son lecteur. La conséquence en est qu'il est bien difficile de rentrer dans l'histoire et de s'en régaler. L'ensemble est donc, du scénario au dessin, d'un abord difficile. Ca n'est donc pas une BD de détente. La lecture de l'ensemble des tomes permet peut être plus efficacement de rentrer dans ce travail ?

Marc Suquet


  

La mémoire dans les poches

Etienne LE ROUX

Futuropolis, 2006
Tome 1.
87 pages. 15 euros



Laurent Letignal anime des cours de français destinés aux sans papiers. Voulant aider l'une de ses élèves, Malika, une jeune algérienne, il se retrouve entraîné dans une histoire complexe dans laquelle il découvre la véritable personnalité de ses parents.

L'histoire est racontée par la bouche du père de Laurent, Sidoine. Il explique, par retours successifs, comment une famille unie, dont l'image dans la cité est positive, éclatera à la suite de la rencontre de Laurent, le fils, et de la réaction de ses parents à cette rencontre. J'ai aimé et tout d'abord pour les personnages : la mère qui protège un peu beaucoup son fils et dont la réaction provoquera la dislocation de la famille, le père effacé et sans grand courage mais qui sauvera pourtant le bébé, victime de cette histoire. Malgré ses hésitations, le lecteur finit par s'attacher au personnage de Sidoine.

Le passé est également présent dans cet album, celui de Sidoine, enfant durant la guerre, et qui vient s'intercaler dans l'aventure actuelle du papé.

Luc Brunschwig dévoile ses personnages progressivement avec leurs contradictions comme celle de la mère, bien intégrée puisqu'elle a élevé de nombreux gamins de la cité mais qui n'hésitera pas à renvoyer sèchement Malika par peur que son fils s'y attache. Le lecteur quant à lui est un peu perdu au tout début de l'album par ce grand père promenant un bébé dans ses bras et suffisamment inquiet pour demander à une femme allaitant son propre bébé de nourrir son protégé. Mais il rentre progressivement dans cette chronique familiale en découvrant les différents caractères et intégrant l'histoire.

Les couleurs de l'album sont à dominante assez pâle, mais illustrent bien la tristesse générale. Il y a de vraies "tronches" bien rendues par Etienne Le Roux, dont celles des convives du café. Les expressions de Sidoine sont efficacement peintes.

Un bon album, donc,  fait d'humanité, d'observations et d'une bonne histoire.

Marc Suquet


Poupées russes

Luc BRUNSCHWIG, Olivier NEURAY

Dupuis, 2002
Deux premiers tomes de la série "Makabi" prévue en trois albums.



C'est par le biais d'Internet que la Russe Zénaïde Aboukine, blonde pulpeuse issue d'un milieu défavorisé, a fait la connaissance d'un Afro-Américain mal intentionné dont elle a eu la mauvaise idée de tomber amoureuse. Cet homme lui avait semblé tellement gentil et attentionné que lorsqu'il lui a proposé de l'épouser, elle n'a pas réfléchi, a cru à sa bonne étoile et a sauté dans le premier avion pour le rejoindre aux Etats-Unis. Hélas, à peine le mariage consommé, son époux abuse de sa naïveté et de son corps qu'il n'hésite pas à partager avec quelques "amis", sous l'objectif de caméras vidéo ! Le rêve américain de Zéna se transforme en cauchemar. La voilà condamnée à subir, traumatisée et soumise, les dérives que lui impose un mari en cheville avec la mafia russe qui a tout orchestré et qui surtout peut, si elle ne se montre pas suffisamment docile, attenter à la vie de ses proches restés en Russie. Quand elle réussit enfin à s'enfuir avec sa petite fille Dolly, Zéna n'est pas pour autant rassurée par la protection que lui procure le FBI. Bien que se sachant en danger puisque poursuivie par les maffieux qui cherchent à l'abattre, Zéna n'est pas prête à faire confiance aux policiers chargés d'assurer sa protection et tente même, avec Dolly, de leur fausser compagnie. C'est alors que l'un de ces agents fédéraux, un certain La Bianca, fait appel à son ami d'enfance Lloyd Singer alias Makabi, chef d'un service de comptabilité au FBI, qui ainsi devient (presque malgré lui !) un des agents - inexpérimenté certes, mais ô combien sympathique et particulièrement doué pour instaurer un rapport de confiance avec les femmes ! - du célèbre bureau américain. Lloyd va donc s'employer à briser le mutisme de la jeune femme pour l'amener à témoigner afin que ce dangereux réseau de traite des Blanches puisse être définitivement démantelé...

Voilà donc notre homme - à qui sa grand-mère a appris le russe - chargé de restaurer la confiance de la jeune femme en la police américaine, de prendre en charge et d'assurer la protection de Zéna et de sa fille, témoins cruciaux d'une sordide affaire de traite des Blanches. Après qu'ils ont échappé à une embuscade qui décime leur escorte policière, Lloyd Singer cache ses protégées au sein de sa propre famille, en plein coeoeur du quartier juif de New York, dans un appartement d'Appleton Street. Bien décidé à sauver Zéna des ses poursuivants, il échafaude un plan tordu à souhait pour lutter contre cette mafia russe qui cherche par tous les moyens à empêcher la jeune femme de lui nuire de quelque manière que ce soit... et qui a même réussi à infiltrer le FBI...

Une fois de plus situé aux USA, le scénario de Luc Brunschwig est brillant, palpitant, bien ficelé, efficace, crédible et tout à fait contemporain. Enlevée, bien construite et bien menée, rythmée à souhait et pleine de surprises, l'intrigue joue sur l'identité et la psychologie des personnages, et elle amène le lecteur dans de multiples fausses pistes. On tremble pour Zéna qu'on aimerait bien voir débarrassée de ce réseau maffieux si néfaste. On découvre avec plaisir le milieu de Little Jerusalem, la communauté juive à laquelle appartiennent Lloyd Singer et sa famille et au milieu de laquelle ce dernier va tenter de cacher Zéna et Dolly ; des personnages attachants comme la truculente Miss Mona qui prend sa retraite au début de l'histoire ou encore Mamouna qui recueille les réfugiés dans l'intimité de son foyer... Quant à Lloyd Singer, le personnage principal aux faux airs de Woody Allen, le moins qu'on puisse dire est qu'il est particulièrement attachant ! Plus on avance dans la série, plus on en apprend sur les principaux protagonistes. Ces révélations sont distillées dans les flash-back qui viennent éclairer le récit et enrichir la psychologie des acteurs de l'aventure. L'histoire est donc parfaitement mise en scène et Luc Brunschwig s'offre en prime une référence aux super héros des Comics US !... Le dessin d'Olivier Neuray se situe dans un registre classique et ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il sert parfaitement l'histoire. C'est lisible, propre, riche et précis, notamment dans le traitement des décors.

Bref, une bonne série ! Un agréable moment de suspense. Vivement la suite !...

MGRB


Lloyd singer est au FBI. Ce n'est pas un agent de terrain, juste un comptable qui prend soin de ses collègues. Aimé et respecté, il est appelé pour une mission. Zena, réfugiée russe, est un témoin clé dans une affaire de réseau sexuel. Malheureusement, elle n'a confiance ni dans la police ni dans le FBI. Lloyd, de par ses origines russes, peut la rassurer.

Cet album est le premier tome d'une trilogie inhabituelle et remarquable. Mais remettons les choses en ordre. La série Lloyd Singer a d'abord été éditée sous le titre de Makabi entre 2002 et 2007 chez Dupuis. Les éditions Bamboo l'ont reprise en janvier de cette année dans leur collection Grand Angle. Ce petit résumé pour démontrer que, presque dix ans après, ce scénario a toujours autant d'impact. Luc Brunschwig va emmener le lecteur dans une intrigue complexe. A partir de quelques éléments habituels (protection des témoins, FBI, héros généreux), il s'éloigne des stéréotypes pour nous offrir une histoire originale. Un héros atypique (un comptable), Makabi, est encore un mystère. Plusieurs fausses pistes sont données. Une mise en scène déroutante. Les personnages de Lloyd Singer et de Zena sont particulièrement attachants. Lui semble un "vieux garçon" qui accepte la mission. Il n'a rien du héros américain propre sur lui (ou au contraire rebelle). Malgré cette façade d'anti-héros, il est sympathique, et garde son calme en toute circonstance. Zéna, victime d'un réseau sexuel, ne fait confiance à personne, même pas à Lloyd, au début. Elle n'a qu'un seul but, rester avec sa fille. A cette fin uniquement, elle veut bien témoigner, mais elle semble fragile et paniquée... Et personne ne l'approchera.

Olivier Neuray mêle un dessin réaliste et précis à une ambiance implacable. Ses personnages ne sont pas forcément beaux, mais ils sont présents, et on ressent leurs émotions. Mais le véritable don d'Olivier, c'est sa mise en scène. Les cadrages originaux et bien placés permettent de suivre plusieurs éléments de l'intrigue. C'est une vraie trouvaille.

Débuter la lecture de Lloyd Singer, c'est l'adopter. Plusieurs éléments montrent que le premier tome n'a pas tout dit (il y a du contenu, pourtant). Luc Brunschwig et Olivier Neuray ont conjugué leurs talents pour bâtir une histoire solide. On se doute déjà que l'intensité dramatique va aller crescendo, mais les questions posées à la fin donnent envie de savoir la suite. (M. Brunschwig, vous êtes un tortionnaire !)

Une vraie réussite, noire et passionnante.

Temps de livres


Zéna a quitté la Russie avec sa fille Dolly. Arrivée aux USA, elle tombe dans la prostitution jusqu'à ce que le FBI s'intéresse à elle. Un comptable de l'organisation, Lloyd Singer, est chargé de s'en occuper.

Voilà une série qui démarre vraiment bien. De l'action semée au fur et à mesure des pages avec des poursuites, des flingues, des bagnoles qui foncent, de la bagarre. Mais aussi de la psychologie avec la peur de Zéna devant ses poursuivants.

Un perso sympa : un petit comptable qui n'a rien de l'apparence d'un beau héros et que l'on pense à priori bien loin des histoires d'espionnage de l'agence. Mais attention, le petit comptable cache un double, Makabi, qui lui est nettement plus détonnant. Les personnages sont intéressants : hors Singer, Miss Mona, une ancienne du FBI qui part à la retraite, mais aussi Douglas, l'horrible fils de Mme Sanderson : hautain, dangereux et qui se la pète carrément grave.

J'ai beaucoup aimé le dessin d'Olivier Neuray également. C'est simple, sans trop de détails (parfois un poil trop comme dans les visages : p. 34) mais pourquoi, je ne sais pas, mais attirant.

Bamboo reprend là des albums précédemment publiés chez Dupuis sous le titre de Makabi. Mais la maison d'édition leur donne un format différent et achèvera la série. Vivement ma prochaine sieste canapé du dimanche 14h, que je puisse me faire les albums suivants !

Marc Suquet

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