Shibumi

TREVANIAN

Gallmeister, 2016
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Damour



La première partie de ce livre nous dresse le portrait de Nicholaï Hel, né d'une mère russe fantasque et d'un père allemand, élevé par un général japonais adepte du jeu de go qui transmettra à Nicholaï l'art de cultiver le "Shibumi, qui est compréhension plutôt que connaissance".

Fort de ces débuts chaotiques et toujours dans la recherche de ce Shibumi, Nicholaï va devenir un assassin hors norme avant de se retirer dans son château au Pays basque pour y prendre une retraite bien méritée. C'est là que le destin va le rattraper. En effet, Hannah Sterne, membre d'un groupe chargé d'éliminer des terroristes de Septembre noir, est poursuivie par la "Mother Company". Cette dernière, sorte d'hydre "supra-gouvernementale" financée par les grandes compagnies pétrolières et autres producteurs d'énergie, veut à tout prix empêcher cette élimination et y mettra tous les moyens dont elle dispose (et, vous vous en doutez, ils sont énooooormes) !

Autant j'ai pu trouver un certain plaisir dans l'écriture de Trevanian autant je n'ai pas du tout accroché à ce roman. Après une première partie plutôt plaisante sur qui suis-je, où vais-je et dans quel état j'erre, nous présentant le personnage principal de l'histoire, Nicholaï Hel, la deuxième partie tourne en rond, autour d'une pseudo-vengeance d'un des dirigeants de la Mother Company et de je ne sais combien de pages (beaucoup, je vous assure) sur la spéléologie, passion de Nicholaï... Mortel !

D'un héros (un tantinet macho, mais bon...) plutôt attachant, on passe à une caricature de mâle dominant, genre "même pas peur" qui se donne des allures de grand maître zen !

Dommage que ce roman n'ait pas démarré, il aurait pu sous la plume de l'auteur de l'extraordinaire, du formidable Incident à Twenty-Mile donner un bon thriller, mais là... flop !

Annecat

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